Le corps, ce réceptacle

By Marie-Ève Blais

Rencontre avec Anne-Élizabeth Côtéanne-elizabeth

Ancienne étudiante en science politique, elle est détentrice d’une maîtrise en dramathérapie. Elle a participé à plusieurs ateliers de création, dont, celle de l’école de mime omnibus. Elle fait également de la performance et du clown.

Comme artiste, elle s’intéresse à l’ethnographie, pratique qui mélange la recherche et l’histoire personnelle. À travers son processus de création, elle utilise souvent le corps, afin de voir spontanément ce qui peut émerger. Ça sera une première expérience sur scène au studio 303, mais elle avait déjà participé à l’atelier Split Britches, 1 semaine de formation, d’impulsion et de théâtre féministe et queer qui lui avait donné envie d’en connaître davantage sur le studio et Edgy.

Entre performance et féminisme …

« La performance permet une raréfication du discours, rien de trop con, pas de doctrine, toute expérience est valable. »

Dans les dernières années, elle a pris des distances avec les milieux féministes, voir les oppositions, les inégalités, rendait difficile le contact : «Avec cette lunette (féministe), tout est matière à la frustration. J’avais besoin d’explorer le féminisme d’une autre façon que par la colère ». C’est avec Edgy qu’elle a ouvert la porte à cette autre façon d’être féministe. Pour elle, la performance, le féminisme et le queer sont des outils qui permettent de déplacer les codes, d’ouvrir à autre chose, de faire éclater les structures. C’est un domaine fertile qui présente une autre lecture des stéréotypes. Sous la forme de colloque, ça permet une nouvelle façon d’explorer, ça ouvre les sujets de conversation. Elle cite sa lecture de Judith Butler comme influence importante dans son processus : « Ca répond à toutes mes questions. Elle a un ton ouvert à l’autre. Pas menaçant. »

Qu’est-ce qu’elle attend du colloque, de Edgy?

Elle a particulièrement apprécié le cabaret Tolle pour son ton irrévérencieux : « C’était tout sauf institutionnel ». C’est cette ouverture qu’elle attend pour samedi.

Elle aime l’idée de passer le 8 mars au Edgy Colloque et espère que la discussion sera riche de chaque unicité, il est important d’être près de son expérience, car chacune d’elle est unique, dans cette optique, il y a des millions de points de vue. Sur le thème de la transition, elle dit : « C’est super le fun. La transition à jamais. Car on ne peut pas vraiment figer le féminisme ». Elle a envie de réintégrer le dialogue dans le mouvement féministe, de discuter avec des gens.

Qu’est-ce qu’elle espère de la participation des gens?

Elle ne sait pas de qui sera constitué le public, sûrement des artistes, dit-elle. Les intellectuel.le.s seront dans les conférences. Ça sera sûrement des artistes militant.e.s intellectuel.e.s. Par contre, elle ne s’attend à rien, n’espère rien. « (…) mais, c’est juste avant le dîner, donc les gens vont sûrement vouloir aller manger. »

Dans le cadre du Edgy Colloque : Féminismes en transitions // 12h à 13h : Corps et identité en mouvement

« Le corps, ce réceptacle » ou « Mais c’est donc ben touché c’te question-là » Avec  Anne Elizabeth Côté

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